13 mai 2026

Ce communiqué est une réaction à l’article de Nicholas Lachance du 12 mai 2026 dans Le Journal de Montréal au sujet de la réponse de France-Élaine Duranceau aux commentaires de Gilles Bélanger sur la situation du Québec en matière de souveraineté numérique.

Référence : https://www.journaldemontreal.com/2026/05/12/france-elaine-duranceau-replique-a-gilles-belanger--on-en-peut-pas-saffranchir-des-firmes-americaines-dit-elle

L’Association québécoise du logiciel libre souhaite répondre aux propos de France-Élaine Duranceau mentionnant « qu’on ne s’affranchira pas complètement des grandes firmes américaines » et « qu’il ne faut pas se replier complètement sur nous-mêmes » si on veut avancer en matière de transformation numérique.

Il n’a jamais été question de s’affranchir complètement des grandes firmes américaines. Le débat social autour de la souveraineté numérique n’est pas une guerre contre les entreprises américaines. Il s’agit d’une prise de conscience collective face à une trop forte dépendance technologique dans laquelle nous avons placé nos institutions et nos organisations.

La souveraineté numérique, c’est le pouvoir d’avoir le choix. Le pouvoir de choisir où vont nos données, qui peut y accéder, à quoi elles servent et d’avoir un niveau de transparence crédible et vérifiable sur le sujet. L’achat local, l’hébergement au Québec et le logiciel libre sont des façons d’obtenir un peu plus de contrôle sur nos données.

Il ne s’agit pas d’un repli sur nous-mêmes que de vouloir mieux contrôler les données de la société québécoise. Il s’agit au contraire d’une saine gestion de risque. Plus une donnée est sensible et critique, plus une organisation devrait viser à améliorer la souveraineté numérique des systèmes qui traitent cette donnée.

Réduire le débat à un affranchissement complet des GAFAM ne reflète pas les propositions actuellement mises de l’avant. Nous souhaitons un équilibre, et en ce moment, il y a un fort déséquilibre en faveur de la dépendance technologique qu’il faut redresser.

Cette transition peut se faire de manière graduelle, pragmatique et collaborative, en s’appuyant sur l’expertise déjà présente au Québec.